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DRH & Génération Z : le choc des valeurs qui redessine le futur du travail

  • 7 janv.
  • 3 min de lecture

Le futur du travail ne se joue pas uniquement dans les technologies ou l’intelligence artificielle. Il se joue aussi — et de plus en plus — dans la relation humaine au travail, et dans le choc parfois frontal entre générations.


C’est ce que révèle avec lucidité l’étude « DRH & Génération Z : le choc des valeurs », dirigée par Youssef El Hammal. Une étude qui met des mots sur un malaise diffus, souvent mal interprété, mais profondément structurant pour l’avenir des organisations.



Un choc de valeurs, plus qu’un choc de générations

Contrairement aux discours simplificateurs, la fracture entre DRH et Génération Z n’e

st pas qu’une question d’âge. Elle repose sur deux visions du travail qui ne parlent plus le même langage.


Comme le résume Youssef El Hammal avec justesse :

« Les recruteurs achètent de la sueur (effort et résilience), là où la Gen Z vend son âme (personnalité et authenticité). »

Là où l’entreprise continue parfois à valoriser l’endurance, la conformité et la loyauté silencieuse, la Génération Z revendique :

  • l’authenticité,

  • l’alignement entre valeurs personnelles et valeurs professionnelles,

  • une reconnaissance de l’individu, pas seulement de la fonction.



Pourquoi la Gen Z quitte… vraiment

L’étude déconstruit une idée reçue majeure : non, la Génération Z ne quitte pas prioritairement les entreprises pour de meilleures rémunérations.

« On ne soigne pas une blessure managériale avec de l'argent : la Gen Z ne quitte pas l’entreprise pour gagner plus, mais pour souffrir moins. »

Ce constat est central. Il met en lumière un enjeu souvent sous-estimé :

👉 la qualité du management est devenue un facteur clé de rétention, parfois plus décisif que la rémunération elle-même.



Présentiel, contrôle et liberté : le vrai nœud du conflit

Le débat autour du télétravail et du présentiel dépasse largement les questions logistiques. Il révèle un conflit de posture.

Comme le souligne l’étude :

« L'obsession du présentiel est un conflit de territoire : là où les DRH cherchent le contrôle, la Gen Z exige la liberté hybride. »

Pour la Génération Z, la flexibilité n’est pas un avantage. C’est une condition minimale de confiance.



Du “petit chef” au manager-coach

L’étude pointe également un angle mort managérial encore très présent :

« Il faut tuer le "petit chef" pour faire naître le "coach" : 62 % des jeunes perçoivent encore leurs managers comme des contrôleurs adeptes du micro-management. »

Ce chiffre est un signal d’alerte. Il rappelle que la transformation du travail passe aussi par une transformation profonde du rôle managérial : moins de contrôle, plus d’accompagnement ; moins de verticalité, plus de dialogue.



Un enjeu stratégique pour l’Afrique

Dans un continent où la jeunesse constitue le cœur du futur de l’emploi, ces constats prennent une dimension stratégique.

L’Afrique n’a pas le luxe de perdre ses talents. Elle a, au contraire, une opportunité unique : inventer un modèle du travail plus aligné, plus humain et plus durable, à condition d’écouter ce que la Génération Z exprime — parfois maladroitement, mais toujours clairement.


👉 Cette étude nous rappelle une chose essentielle : la Génération Z n’est pas un problème à gérer, mais un signal à comprendre.


Le futur du travail est déjà en mouvement.

La question est désormais : saurons-nous évoluer avec lui ?




 
 
 

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